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Post nº6 | Peut-on dissocier l’acte de bâtir de son écosystème ?

















Dans une période où nous avons oublié notre lien primordial avec notre écosystème la « Planète Terre » et de ce fait avec le sol de notre expérience, il me semble essentiel de ramener à ce deuxième groupe de publications la question des origines de la morphogenèse territoriale.


Lire l’espace est une activité primordiale, les premiers hommes observaient les signes du passage d’une bête à chasser, ou scrutais le territoire pour chercher les lieux de pêche ou les lieux où ils pouvaient trouver des baies ou des fruits pour se nourrir.


Redonner du sens aux lieux est aussi une activité primordiale. Au fond de la grotte, les premiers hommes dessinent des scènes de chasse, de pêche ou des activités quotidiennes, comme forme de se projeter dans le temps à venir. À l’entré de la grotte devant un feu ils dorment en se protégeant des prédateurs. Cette activité de resignification des lieux à permis aux premiers hommes de créer de meilleurs conditions de vie et plus de chances de survie.


Ainsi, le lien que nous établissons avec l'espace implique l'acte de reconnaître cet espace et de lui donner de nouvelles significations. Cet acte répond à un besoin primordial de l'homme celui de se protéger des dangers extérieurs, de protéger les membres les plus vulnérables de la communauté, mais aussi de réunir les conditions qui permettent d'organiser la vie, ou de préparer des activités de subsistance.


L’archétype de l’architecture, « la caverne », nait de notre lien primordial avec l’environnement en vue d’une vie moins dépendante des aléas des éléments et des prédateurs.


L’observation de son environnement permet aux premiers hommes de l’investir autrement et de créer le début de la sédentarisation. Cet important réseau de lieux et de chemins a progressivement constitué l'écosystème de vie des premiers hommes et les fondements de leur expérience sur Terre.


Ainsi, on peut dire que l’acte de bâtir et d’investir son environnement se relie inextricablement à son écosystème, à l’attribution de significations aux divers lieux et à l’actualisation de l'expérience humaine.


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