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Post nº13 | C’est quoi une ville ?
















L’image récurrente dans toutes mes publications de ce blog est une carte des forces socio-culturelles, aussi intitulées structure morphologique abstraite. Je l’ai étudié dans le cadre de mes recherches doctorales (1996) sur l’émergence de la forme de la ville de Lisbonne sa morphogenèse. Autrement dit, la structure morphologique abstraite correspond à la distribution des statuts et des institutions, c'est-à-dire des différentes thématisassions sur la surface topologique. Ces motifs sociaux entretiennent entre eux des rapports de force (attraction / répulsion) qui engendrent des discontinuités qualitatives.


A partir de l’analyse qui s'étend de 700 av. J.-C. jusqu'à nos jours, j’ai pu extraire les composantes qui restent toujours invariables, je les ai nommées : Les Universaux Urbains. J’ai démontré comment ses composantes différencient et articulent l’espace dans la durée.


Comme j’ai expliqué sur d’autres publications nous avons distingué 3 niveaux cartographiques : le 1er niveau illustre comment les catégories et les valeurs ont été morphologiquement stabilisées sur l’espace géographique (physico-symbolique), pour ensuite former un 2e niveau cartographique constitué de forces socioculturelles. Du lien entre les valeurs et les forces, émerge un 3e niveaux cartographiques qui est celui des formes concrètes de la ville (les places, les quartiers, les monuments, etc.).


La morphogenèse permet l’articulation des valeurs, des forces et des formes et la sémiogenèse permet le détachement de troispositions structurales : les Lois (A), les Noms (B) et les Valeurs (C). Ces positions correspondent aux trois activités structurantes du « vivre ensemble » (Universaux Urbains) :


Légiférer (A)la capacité de « Légiférer » est l’engendrement de la loi pour tout activité humaine, elle détermine les modalités d’application d’un pouvoir sur un territoire. Elle permet, par exemple, la régulation des marchés financiers, et, d’autre part, de défendre les plus démunis de la société ;

Nommer (B)la capacité de « Nommer » pour appliquer la « Loi » est souvent portée par les institutions légales « Nommées » pour permettre l’enseignement, la recherche, le commerce, le travail, la santé, la culture, l’art, le dialogue, etc. Cette capacité engendre un fonctionnement interactif s’appuyant sur la « création » comme valeur thématique de la ville;

Produire (C)la capacité de « Produire » est issue d’une certaine coopération entre les politiques, « représentants de la Loi en tant qu’expérience symbolisée », et les institutions « Noms investis par la Loi comme statuts symbolisés », ce qui permet l’ouverture d’un espace de stabilité, de création de valeurs et de « civil go-between », la pratique du commerce, de l’art, des activités culturelles assurant le renouvellement de la notion de « vivre ensemble ».


Pour conclure la ville est l’expression visible de la capacité de : (A) création de la « loi » ; (B) « nommer » les institutions qui appliquent de cette « loi » pour permettre la création de valeurs ; (C) « Produire » dépend du bon fonctionnement entre la création de la « loi » et de l’application de cette loi « nommer » sur le territoire.


Si la « Loi » (A) et les « Noms » (B) s’affaiblissent, la « Production de valeur » rentre en crise ! De ce fait la ville est la capacité à créer des conditions du « vivre ensemble » de façon durable.

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